La faillite des Sciences Pos ?

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La faillite des Sciences Pos ?

Message  max mayneris le Lun 12 Mar - 15:43

LA FAILLITE DES SC. PO ?
A notre époque où le libéralisme est roi, en particulier en "Occident", on entend de plus en plus fréquemment exprimés des doutes quant à la réalité de la démocratie
(un "pilier" du libéralisme…) en France, au point qu'on rechercherait une 6° version de notre République. Si ces interrogations sont fondées, il y aurait une défaillance
de notre "science politique" dans sa mise en œuvre du libéralisme avec la 5°! Encore faut-il s'entendre sur la définition de la démocratie, et sur le fait qu'elle soit, ou
non, le régime politique considéré comme idéal par notre science politique et ses adeptes !

C'est le point de vue sommaire d'un "citoyen moyen" (donc "populiste") que je vais tenter de présenter ici.

Convenons d'abord que la science politique s'applique, chez nous, à une Nation, à son Etat, à son administration. Convenons encore que nous vivons avec un régime
politique "d'élections". C'est-à-dire que le pouvoir est confié à des "élus du Peuple", comme ils le clament eux-mêmes . Convenons enfin que ces élus sont majoritai -
rement "conçus" et mis en place par des partis politiques. Ces "élus" se réclament d'ailleurs de ces partis ( ils sont presque tous "étiquetés" ) dont ils dépendent, et
auxquels ils ne manifestent généralement pas d'ingratitude. Le pouvoir aux différents niveaux d'administration du Pays est donc confié à des élus représentant des
partis ( très actifs dans les élections ), ou génétiquement liés à eux, dont les propositions sont votées par des assemblées d'élus en provenance eux aussi des partis
en majorité, désignés suivant des procédures concoctées par notre science politique (pas toujours bien compréhensibles, ou bien expliquées au " citoyen moyen"). La démocratie de notre science politique dépend donc bigrement des élus ( c'est a priori plutôt encourageant ! ) et donc des partis (c'est un peu moins encourageant pour
certains, bien plus pour d'autres !), plutôt que des opinions disparates et plus ou moins compétentes des citoyens. On peut considérer cela comme un bien, ou comme
une démocratie "approximative" ! Voilà peut-être l'origine des doutes: nos partis décident pour nous, de tout, en un seul bloc, par des programmes exhaustifs et non révisables pour cause de " promesses", leurs représentants peuplent nos assemblées de façon surprenante en nombre (et par la répartition de ce nombre) et en absen -
ces, et surtout il ne nous est pas permis de faire valoir l'option d'un parti sur un point, celle d'un autre parti pour un autre, … avec la souplesse et la variabilité (consi -
dérées au mieux comme de la versatilité, généralement comme des infidélités, voire des trahisons) qui pourraient pourtant améliorer la démocratie de notre science
politique et, peut-être même, le "bien-être" politique.

La science progresse généralement en ayant toujours plus de prise sur le complexe, en l'utilisant ou en s'accomodant intelligemment de ce complexe dans ses réalisa -
tions. Si la politique est une science, peut-être pouvons-nous espérer de meilleures conciliations entre la complexité et la diversité des opinions citoyennes et les "réa -lisations" de cette science politique.
Donner aux citoyens prospérité et justice, assurer la grandeur à la Nation sont les "réalisations" recherchées par la politique (en tout cas, il faut espérer que nos "élus"
ont cette ambition, loin devant toute autre). On peut effectivement se demander si la démocratie élective est le meilleur moyen d'atteindre ces buts, et il est sans doute possible d'en améliorer le fonctionnement au fur et à mesure que progressent les savoirs et l'éducation des citoyens. Elle est, en tout cas, une bonne méthode pour sanc -
tionner les "élus" ( par le "dégagisme", ou le cumul !!), et le degré de satisfaction que nous donne notre science politique ( par l'abstention !) .

La question est très difficile, elle dépasse mes compétences … Les partis pourraient sans doute m'aider à imaginer des solutions ! En fin de compte, je suis sûr que nos "scienteux politiques" ont les ressources pour se conduire en "scientifiques" et ne pas conduire leur art à la faillite !
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max mayneris

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