AUGMENTER LE BUDGET DE LA DEFENSE !

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AUGMENTER LE BUDGET DE LA DEFENSE !

Message  max mayneris le Mer 29 Nov - 16:19


Augmentons le budget de la Défense !

Je reçois régulièrement des articles qui stigmatisent l’insuffisance du budget de la Défense et son incohérence au regard des missions assignées aux Armées.
J’y souscris pleinement. Mais on ne peut se contenter de gémir. Il vient un moment où il faut un peu de courage en supplément, prendre ses responsabilités et
proposer des solutions ou au moins désigner des ébauches de solutions.

Si l’on s’interdit de gonfler encore la dette publique (qui croît à chaque déficit et reporte nos difficultés sur nos enfants), augmenter le budget militaire passe par
deux voies triviales, quelle que soit l’étiquette politique : augmenter les recettes fiscales, baisser la dépense publique. Les militaires peuvent aussi pointer des
dépenses inutiles ou peu utiles et se risquer à quelques dénonciations (il vaut mieux, alors, que nous soyons nous-mêmes exemplaires !) .

Augmentation des recettes fiscales.

Je n’imagine pas, aujourd’hui, qu’un gouvernement prêche pour l’augmentation des impôts ou des taxes, considérant le « ras-le-bol fiscal » du citoyen, sauf à pro -
mettre des compensations plus ou moins ciblées laissant les Français dubitatifs … Il reste donc à traquer les évasions et optimisations fiscales diverses, niches,
exemptions … Il faut commencer, pour cela, par renforcer les systèmes d'investigation chez les particuliers et dans les entreprises, affermir la volonté de contrôle,
… et prendre le risque de faire fuir les « optimisés » et "optimisables". Il faut donc mettre de la raison et beaucoup "d'action psychologique" dans cette manœuvre !
Il y a aussi la fameuse « croissance », qui augmente mécaniquement les "rentrées fiscales", mais les experts économiques (en particulier de la « droite classique »)
nous disent qu’elle ne peut se produire et perdurer qu’en baissant la dépense publique, sans doute avec raison !

Baisse de la dépense publique.

C’est probablement dans cette voie que l’on peut trouver de réelles possibilités d'exaucer nos vœux . Le bon sens rappelle que seuls les postes les plus «dépensiers»
peuvent générer des économies significatives . L’échelonnement des dépenses publiques est donné ci-dessous. Que peut-on en conclure ?
. C’est la dépense sociale qui présente le meilleur "score" de dépenses publiques; c’est donc là qu’il faut « ponctionner », et d’abord sur le poste "retraites" du
budget de l'Etat * (ou allonger la période de cotisation des fonctionnaires et agents de l'Etat ), puis sur les postes "santé" ( Sécurité Sociale, hôpitaux), "prestations
familiales", "emploi et chômage" … tiens donc !
. la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n’est pas négligeable en économies et pour les retraites futures mais, si on ne veut pas toucher
aux Armées, à la Police, à la Justice, au Personnel hospitalier, à la Recherche, … il ne reste que l’Enseignement et les Collectivités Territoriales à qui faire porter le
fardeau ! … Pourquoi pas ?

Un militaire aura-t-il donc l’audace de déclarer qu’il faut, pour augmenter le budget de la Défense, faire la chasse aux « optimisés », mieux adapter les dépenses so -
ciales aux besoins des bénéficiaires, revoir le système de retraite des agents de l'Etat, diminuer le nombre d’enseignants et augmenter leur efficacité ( et donc prendre
le risque inouï d'une … réforme de l'enseignement !) , supprimer un échelon administratif territorial, mieux maîtriser et contrôler les dépenses de sécurité sociale, ac -
croître le rendement des hôpitaux, faire baisser la dette, ou alors … augmenter les impôts (!!) ? Ce ne serait pas « faire de la politique », ce serait participer à la
réflexion sur les économies indispensables dans la dépense publique (pourquoi les militaires en seraient-ils incapables ou "interdits" ?). La stratégie militaire soumise à
l’état des finances publiques est une loi immuable et une évidence. Une bonne raison pour que le militaire se mêle des « finances publiques » et de leur gestion, indépen -damment de toute prise de position doctrinale ou "politicienne" ! Il y faut un peu de courage.




Dépense publique.

PIB: 2300 milliards €. Dépenses publiques: 55% du PIB.

Echlt des dépenses publiques (en % PIB) :

- DEPENSES SOCIALES (30 %), dont :

Retraites*: 14,3 %

Santé: 8,6 %

Prest. fam: 2,9 %

Emploi,chômage: 2,5 % (dont la moitié pour la formation professionnelle)

Logement : 1,8 %

- CONCOURS FINANCIER DE L'ETAT AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES :

2,2 %

- ENSEIGNEMENT SCOLAIRE : 2,1 %

- CHARGES DE LA DETTE : 1,8 %

- DEFENSE : 1,4 % ( il est à noter que les OPEX ne coûtent aux Armées que 3% de leur budget )

- RECHERCHE ET ENSGNT SUP. : 1,2 %


----------- ( autres postes de dépenses inf. à 1% °


( FRAUDES ET EVASIONS FISCALES : 2% à 4% du PIB suivant les estimations ) .



( Ces chiffres sont donnés à partir d’informations de sources : SCAN ECO / Le Figaro ; Min. Eco : chiffres-clés 2017 ; Mindef )




* Pour équilibrer chaque année le régime de retraite de la fonction publique, comme l'exige une loi organique, l'État doit mettre
la main à la poche pour financer la retraite de ses agents, des magistrats et des militaires. Cette contribution représente au -
jourd'hui 14,3 % du budget de l'État.
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