LE COLONIALISME

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LE COLONIALISME

Message  max mayneris le Jeu 16 Fév - 12:53

EINSTEIN, DARWIN, ET LE COLONIALISME !

Les "présidentielles" ont remis au menu du jour le "colonialisme" et sa qualification de "crime contre l'humanité".
Un militaire ne peut rester insensible et inactif, même s'il n'a pas été longtemps mêlé à l'affaire ... Compte tenu
des risques et des passions , j'ai dégainé les plus puissants principes à ma connaissance pour argumenter !

Einstein, grâce à la mathématique, a établi son principe de relativité qui traduit la dépendance en - tre le temps,
l'espace et la matière (diable d'homme !) . On peut, sans trop fantasmer, étendre sa validité à l'Histoire en cons -
tatant que le jugement des faits ne peut être absolu et qu'il est incontestablement dépendant du temps, c'est-à-
dire du contexte historique ( est-il besoin d'Einstein pour cela ? En tous cas ça donne du crédit !) .

Je me souviens d'abord que le "colonialisme" est un fait issu des idées universalistes portées par Saint Augustin et
Jules Ferry, par exemple, qui ne sont généralement pas considérés comme des créatures abominables.
Je me souviens aussi que le colonialisme a été pratiqué, à la même période historique, par les Anglais, les Espagnols,
les Portugais, les Hollandais, les Allemands, les Belges, les Américains, .... et bien d'autres. Le nombre de Nations qui devraient passer en jugement est impressionnant, et tend à montrer que le colonialisme n'est pas un crime, à moins
que la terre ne soit peuplée que  de criminels (elle n'aurait pas résisté au chaos), mais une pratique assez habituyelle
( nécessaire ?) des Nations qui comptaient ou voulaient compter dans leur époque ! Rien que de plus "normal" donc,
si on ne juge pas le phénomène dans l'absolu, mais en prenant en considération la " relativité historique " .

Bien entendu, les méthodes étaient plutôt contraires à nos jugements "moraux" actuels. Il est certain que le colonia -
lisme pratiqué aujourd'hui de la même façon serait dénoncé bien plus qu'acclamé ( en Occident !) . C'est ce qui a fini
par arriver, et c'est ce qui marque le "progrès". Celui-ci se perçoit par l'évolution des "us et coutumes" autant que par l'évolution des connaissances et des techniques .

Je propose donc qu'on soit reconnaissant aux anciennes Nations colonisatrices, qui ont été et res -
tent souvent dominantes, d'avoir "progressé" dans leurs habitudes, plutôt que de les expédier devant un tribunal  en
faisant fi du " principe de relativité historique " !  

Le "néocolonialisme" a peut-être remplacé l'ancienne formule, sous des formes moins brutales, mais avec une nécessité
tout autant "darwinienne"  ( Darwin n'était pas mathématicien, mais il s'est illustré par des considérations statistiques ) .

En fait, Darwin participe aussi au sauvetage, plaide pour le "non-lieu" : son principe de sélection naturelle, sans aucun contenu moral, et contrairement à ce qu'on croit, ne privilégie pas le plus fort ( sinon l'homme ne serait pas l'espèce dominante du règne animal ), mais celui qui sait le mieux s'adapter, c'est-à-dire le plus intelligent !  En particulier, il met
en évidence la supériorité des stratégies collaboratives qui sont les plus économes de force et qui, en plus, ajoutent
celle du nouvel allié. On peut donc miser sur des formes naturellement plus "douces" du colonialisme, s'il est nécessaire
pour dominer ou survivre.  L'abolir sous toutes ses formes et le condamner pourrait faire l'effet d'une anesthésie géné -
rale dont on ignore les effets sur l'espèce ! ... Bigre !  


Revenons à des considérations plus "basiques" !

Le colonialisme est-il fait de curiosité, d'exotisme, de goût de l'exploration, de goût de l'aventure, de passion anthro - pologique, de besoin de communication et d'échange, est-il une volonté d'ex -pansion, d'intérêt, de puissance, le
service d'une mission d'émancipation ou de transmission du progrès, une oeuvre d'humanisme, au niveau des individus
et des Nations ?
Sans doute un mixage de tous ces ingrédients, à des dosages aussi divers que les individus, les idéologies et les am -
bitions des Nations. Le colonialisme n'est sûrement pas un "crime contre l'humanité", mais une manifestation de sa
réalité, de ses passions et de ses exigences ressenties.

En plus, la science fiction ne prédit-elle pas le recommencement de la colonisation à l'échelle galactique ? Avec la perception grandissante de la "finitude" de notre planète, faut-il fuir ou se préparer à un " colonialisme du futur" ?         .
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max mayneris

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